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Commentaire trimestriel Q1 2021 — Perspectives

Le fonds monétaire international (FMI) a augmenté ses perspectives de croissance pour l’économie mondiale à 6% cette année contre 5.5% grâce aux mesures monétaires et fiscales mises en place par les banques centrales et les gouvernements en réponse à la pandémie. A ce stade toutefois, le scénario d’un assouplissement des restrictions au printemps et d’un rebond de l’ordre de 5% de l’économie mondiale en 2020 reste plausible. Il est notamment étayé par les programmes de relance massifs en préparation tant aux Etats-Unis par la nouvelle administration Biden qu’en Europe par l’Union européenne et par ses différents Etats. D’ailleurs, les indicateurs avancés (PMI) des grandes économies sont supérieurs à 50 (soit en expansion), confirmant ainsi la synchronisation de la reprise.

En effet, l’économie mondiale à mieux résisté que prévu à la pandémie, de nouveaux plans de relance sont prévus (paquet «infrastructure» américain qui pourrait s’élever à plus de 2’000 milliards de dollars, Fonds de relance de l’UE), les campagnes de vaccination progressent globalement et les politiques monétaires restent accommodantes augmentant ainsi la confiance dans la reprise à venir. Au niveau des différentes classes d’actifs, l’appréciation des actions au cours d’une récession a nourri le sentiment de cherté des actions en 2020. Toutefois, d’une part, leur évaluation reste attractive relativement aux obligations ; d’autre part, l’amélioration des bénéfices attendue grâce à la reprise économique devrait soutenir le marché.

Toutefois, cette croissance ne sera pas uniforme. Les Etats-Unis devraient voir leur croissance progresser plus fortement que celle de l’Europe par le fait du re-confinement européen et du « retard » dans la vaccination comparé aux USA (4 millions de vaccination par jour) mais également par rapport à l’Angleterre (40% de la population ayant reçu sa première dose de vaccin). La Chine, en avance par rapport au reste du monde, stabilise sa progression de croissance.Nous restons également très vigilants aux risques potentiels qui viendraient contrecarrer ces perspectives positives, à savoir ; l’incapacité à maitriser l’évolution de la pandémie, les résultats et perspectives des sociétés, la résurgence des tensions politiques ou encore l’augmentation des risques inflationnistes et le resserrement des politiques expansionnistes de banques centrales.

Ce climat d’accélération alimente les craintes de démarrage d’un cycle inflationniste. Toutefois, les banques centrales maintiennent une «vision» longue et très accommodante, en insistant sur le caractère transitoire des pressions sur les prix du fait d’un niveau de chômage élevé.

Durant le premier trimestre 2021, grâce aux perspectives économiques favorables et à une rotation sectorielle en faveur des titres cycliques, les indices actions ont continué leur progression pour atteindre de niveaux records. Du coté obligataire, l’amélioration des perspectives de croissance et la reprise de l’inflation ont pesé sur les rendements obligataires, en particulier aux Etats-Unis tandis qu’en Europe, la BCE est intervenue pour éviter une hausse rapide des taux. L’immobilier est resté assez stable et s’est maintenu malgré la relative pression sur les taux d’intérêt obligataires.

Dans cet environnement de reprise économique, de prévisions de bénéfices en hausse, de politiques monétaires expansionnistes et de taux d’intérêt encore bas malgré les récentes tensions, nous maintenons notre approche de construction de portefeuille qui favorise les actions, en particulier les titres suisses de qualité, alors que les obligations avec des taux extrêmement bas ainsi que l’immobilier restent sous-pondérés.

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